Innovation

La physique est présente pour répondre aux besoins d’innovation des grands défis technologiques, économiques et sociétaux. C’est pourquoi les relations entre l’INP et le monde industriel - grands groupes et plus récemment PME -  ne cessent de s’intensifier. La valorisation des recherches des laboratoires de l’INP passe aussi par le dépôt de brevets et la création de start-up.

 

Ancrer la valorisation et l’innovation

L’impact sociétal de la physique est depuis toujours considérable. De nombreuses avancées scientifiques ont été valorisées par des produits que l’on trouve aujourd’hui sur le marché : le transistor, le CD-Rom, le GPS… La recherche menée à l’INP, bien que souvent située très en amont des applications industrielles, constitue une véritable source d’innovation au service des grands défis sociétaux notamment dans les domaines de la santé, des matériaux, de l’énergie durable, de la communication de données.  

Associer les industriels en amont

Bâtie en synergie avec les objectifs fixés par la Direction des relations avec les entreprises (DRE) du CNRS, la stratégie de valorisation de l’INP repose sur l’association rapide des partenaires industriels dans les processus de recherche.

Les laboratoires impliquent ces partenaires dès qu’un projet prometteur en débouchés industriels est identifié. Ces coopérations ont donné lieu à la création de deux unités mixtes de recherche (UMR) et de 21 laboratoires communs de recherche (LCR), dont 7 LabCom ANR.

L'Unité mixte de physique CNRS/Thales

Créée en 1995, basée à Palaiseau chez Thales Research & Technology, l’unité mixte de physique CNRS/Thales associe le CNRS et l’Université Paris-Sud au groupe industriel. Les recherches de ce laboratoire portent depuis sa création sur la spintronique, dans la lancée de la découverte de la magnétorésistance géante par Albert Fert et son équipe (prix Nobel de physique 2007). Elles se sont ensuite élargies aux hétérostructures et aux supraconducteurs. Elles ont récemment contribué au développement de synapses et neurones artificiels.

SVI (surface du verre et interfaces) - unité mixte CNRS/Saint-Gobain

Initié en 1990, le rapprochement du CNRS et de l’entreprise Saint-Gobain a pour objectif de conduire des recherches conjointes afin de concevoir des matériaux performants et conformes aux enjeux du développement durable. Comprendre comment se forme le verre à partir de ses composés granulaires initiaux et limiter la consommation d’énergie nécessaire, étudier le démouillage de fines couches métalliques pour changer l’interaction du verre avec la lumière, imager en 3D comment un matériau granulaire mouillé capte de nouveaux grains lors du mélange, ou encore décoder le comportement d’une goutte d’eau sur une surface hydrophobe afin d’envisager des surfaces de verre autonettoyantes constituent quelques exemples de recherches innovantes issues de cette coopération

Impulser de nouveaux partenariats

Dans le domaine de la valorisation et de l’innovation, l’INP mène une stratégie proactive :

  • d’une part, en promouvant les recherches des équipes et des unités auprès des acteurs économiques, afin d’impulser de nouveaux partenariats ;
  • d’autre part, en contribuant à détecter, évaluer et stimuler le potentiel innovant de projets d’équipes et d’unités, pour ensuite les accompagner dans la valorisation et le transfert des innovations et technologies en rupture.

L’importance des relations avec le monde socio-économique se concrétise par l’existence de :

  • 2 unités mixtes avec des industriels,
  • 21 laboratoires communs, 17 avec des entreprises, 4 avec des organismes de recherche,
  • 70 start-up en activité,
  • 50 brevets déposés par an,       
  • 3 Instituts Carnot (MICA, IPGG Microfluidique, STAR).